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 Jude Narcieq • Acid Flower ~

Invité


MessageSujet: Jude Narcieq • Acid Flower ~   Lun 13 Aoû - 2:24

Jude Kaine Narcieq
Feat Hiro [Nocturnal Bloodlust]



Identity Card ~

    Prénom & Nom : Jude Narcieq.
    Jude. Oui comme la chanson des Beatles, comme un nom purement féminin pour un garçon purement masculin. Merci non mais vraiment merci … Kaine, son deuxième nom, son nom de scène. La version asiatique de Caïn, pas besoin de vous faire le topo sur les origines non ?
    Donc on récapitule, June Narcieq sur la fiche civile, Kaine sur scène. A prononcer Ka-i-né. <3

    Date de Naissance : Il est né le 05 janvier 1976, ce qui lui fait donc dix-huit années révolues. Il aurait du être en dernier année mais comme pour Kerran et Aidan, il a loupé une année de cours pour leur tournée. Donc il est en sixième si tout va bien.
    Lieu de Naissance : Salzbourg en Autriche dans un coin perdu près de l’Allemagne. Bien loin de votre Angleterre pluvieuse.
    Sexe : Jusqu’à preuve du contraire il a toujours été de sexe masculin, mais si vous tenez à vérifier pourquoi pas.
    Maison désirée : A votre guise.
    Patronus : Son patronus prend la forme d’une panthère noire, sans doute un clin d’œil à son caractère.
    Miroir du Risèd : Ce qu'il désire hein ... Si il devait passer devant le miroir, celui-ci lui renverrait juste l'image de lui heureux, avec son groupe, et peut-être quelqu'un de précieux à ses côtés.


Story ~

    Caractère & Physique :

Une poupée. Une photo, quelque chose qu'on n'ose toucher tellement ça semble cassable. Une poupée. Irréelle et pourtant là. Cassable ou non. Une apparence de prince, quelque chose qui n'a rien de féminin malgré ses traits fins et cassants. Il était grand, environ le mètre soixante-quinze, et mince, un peu trop soupirerait-il s’il s'observait sous toutes les coutures. Une silhouette régulière assouplissant chacun de ses gestes lui donne une démarche svelte presque féline pour certains. Mais malgré tout, une faiblesse semblait tout de même l'occuper. Il était beau, certes, et d'une grande aisance, mais il n'est pas imposant. Bien heureusement.

Ce jour là, ses cheveux qui étaient à l'origine noire et qui le seraient toujours abordaient simplement cette si belle couleur approchant l'ébène. Une couleur aux sombres reflets bleutés un des symboles du côté asiatique de sa véritable mère. Encore une fois il était friand de coupe originale et décalée. Une coupe qui aurait pu faire rougir les plus austères et les plus traditionnels de honte. Mais non, non, il avait oublié l'idée de tresser ses cheveux d'un côté de son crane, et de les laisser onduler gracieusement sur le reste de sa coiffure. Non ce jour là, ses cheveux allongés jusqu'au début de son dos, aussi lisse que possible, laissait voir des mèches légèrement bouclés sur un des côtés qui sortaient dont ne sait où, mais qui bien sûr lui allait à merveilles, ils étaient coupés dans un drôles de dégradé, dans un ensemble de mèches folles, le tout la plupart du temps laissé libre, plusieurs mèches s'échappant pour entourer son visage unifié. Ce dernier était poudré, presque trop blanc, et sans aucune impureté et ce naturellement. Vive les produits cosmétiques ou les sorts pour les sorciers. Lui il n'en n'avait pas besoin. Merci maman et ses origines nippones. On pourrait facilement se demander si le jeune homme a ce délicat visage avec, ou sans artifices. Quoiqu'il en soit, ce visage angélique semblait alterner une mine soucieuse avec une grimace ironique, Jude s'amusant des mimiques de son visage. Un jeu de mimiques importantes. Chaque sourire, chaque regard, tout semblait minutieusement travaillé, comme tout comédien qui soit, comme si il était continuellement sur scène, continuellement à faire un spectacle. Il avait, sans s'en rendre réellement compte, le visage d'un adolescent qui aurait connu un peu trop rapidement les dures difficultés qui occupent la vie. Accepte-t-il la réalité, ou cette excentricité traduit-elle ce manque de naturalisme ? Même lui ne le savait pas. Pourtant, chaque seconde, Jude montrait une apparence sombre quoi que joyeuse. Joyeuse ? Non n'allons pas jusque là. Des sourires animent son visage par fois. De victoire, de narcissisme, ou alors un rictus. Trop de personnalité, et extravagance qui énervent, il n'y a rien à dire, il aimait plaire. Attirer les regards, pour mieux jouer. Un art dont il ne se privait plus depuis longtemps.

Un visage, de forme ovale et aux traits fins et lisse, est surtout mis en valeur par de fines lèvres rosées, voila ce qu'on pouvait dire de sa face d'asiatique, de sa face aristocratique. Ce sourire souvent narquois, à peine visible semblait être l'un des principaux atouts physiques du jeune homme. Les yeux en amandes, d'un bleu jais, même si il parfois il colore ses yeux d'un sort, pour les assombrir, mais naturellement ils étaient bleus, d'un bleu abyssal, électrique. De même, le jeune homme ne semblait pas hésiter sur le maquillage, préférant un maquillage provoquant à un discret : Yeux assombris par un noir imposant, fard à paupière tout aussi charbonneux, et contour toujours appuyé, aussi bien que le naturel quand trop de flegme, l'habitude. Son regard semble être expressif, et neutre, voir parfois un peu trop froid. Mais parfois souvent les sentiments l'animent et une étincelle embrasait ses yeux pour le pire ou le meilleur. Un regard souvent lointain, et peu porté sur les gens mais élégant, même si il est plus souvent vide par trop d'excès qu'autre chose. Côté look, et pour approuver l'originalité de ce visage, l'héritier Narcieq semblait faire de son apparence un art. Il ne lésine jamais à s'habiller de manière excentrique si ça peut faire ressortir ce qu'il est. Même dans Dumstrang ou encore à Poudlard, vous ne le verrait jamais avec la robe de sorcier. Non, il prône l'indécence en s'habillant comme un moldu. Bon d'accord un moldu aux tendances rock et un peu punk, mais que voulez-vous, il ne pouvait décemment pas porter une horreur tel qu'une robe de sorcier. Après je pense qu'on peut dire que son apparence est crucial chez lui. Jude ? Narcissique ? Oui vous avez mis les doigts dessus. Le pire étant ses piercings. Choquant les grandes familles, le garçon s'affiche avec trois piercings à la lèvre, dont deux qui entourent sa lèvre inférieure, de même que ses oreilles sont percées, affichant ainsi une séparation avec la normalité sorcière.


Jude. Un sourire, un regard, une noblesse. Jude a tout du prince. C’est même un de ses surnoms à Dumstrang. Jude a tout de l’élève qui plairait. Un regard doux, plutôt calme, un sourire à vous ravager le cœur et à vous retourner les sens. Tout est d’abord dans l’apparence, dans le regard. Une apparence qui surprend, une apparence qui attire aussi. Jude lumière pour les âmes damnés, lumières aussi damnée que les papillons qui le frôlent. Jude c’est la dualité avant tout. Une histoire de contrastes entre ce qu’il est vraiment et ce qu’il est devenu. Jude c’est une notion double et l’idée qu’on ne le comprendra jamais assez, qu’il y aura toujours un élément qui vous échappe. Une chose est sûre, on évitera de parler de sa double notion, de montrer cette séparation dans son caractère. Il est en effet jamais bon de lui rappeler qu’il n’est pas vraiment ce qu’il est, ça risquerait de briser cette image que les autres ont de lui, pour faire apparaître la base de son caractère qui n’est pas des plus harmonieux, parce qu’il correspondrait plus à l’attitude d’un enfant qui n’a pas encore passé la dizaine d’année.

Jude c’est d’abord la sociabilité. Les gens sont inexorablement attirés vers lui, il le sait et il en joue. Il est du genre à avoir du charisme et à savoir s’en servir, et savoir ce que vaut son sourire et ses actions. Le genre de personnes séduisantes qui accaparent facilement les gens, c’est un peu Jude en fait. Sauf que oui il est social, mais d’une sociabilité hétéroclite. Il attire tout le monde est pas souvent les bonnes personnes, sans garde fou pour l’empêcher de jouer son numéro il peut se retrouver dans les pires intrigues sans rien y comprendre. Après Jude c’est également un manque de volonté flagrant. Il n’est que peu souvent motivé, et son laisser aller est important. Si on ne lui secoue pas les puces assez souvent, il serait capable de tout abandonner pour se replier sur lui-même, ce qui est fortement inquiétant. Ce qui est également embêtant c’est sa moralité de circonstance. On entend par là que Jude a eu des principes dans sa vie, des principes établis et qu’il réagit souvent par automatisme, si bien que dès qu’il y a quelque chose qui sort un peu trop de son monde, de sa normalité, il a une tendance à paniquer et à ne plus savoir comment agir. Heureusement ou malheureusement c’est aussi le gars légèrement influençable, sous prétexte que ça colle à ce qu’il veut entendre, il sera capable de vous croire. Un vrai problème ambulant.

Jude c’est aussi quelqu’un d’introverti. Il lui arrive souvent de refuser le contact avec la vie et de s’enfermer dans son monde, il lui arrive souvent de vouloir fuir son rôle de prince. Il faut savoir jongler avec les deux pour pouvoir l’approcher, comprendre quand on peut lui parler, et quand il faudrait juste lui prêter une épaule pour qui se repose un peu en paix. Une autre chose également. Jude est émotif. Très, trop, il ressent facilement ce qui fait de lui une personne légèrement nerveuse. Souvent sur ses gardes, essayant de se protéger des coups durs comme il peut, il peut lui arriver de s’énerver et de vous crier dessus mais cela arrive peu, il sera plus du genre à s’enfermer dans son mutisme. En soi, il est doté d’une grande sensibilité mais également d’un psychisme en dents de scie avec des « hauts » délirants ou il sera capable de faire le fou et de se lâcher, surtout en présence de ses amis, et avec des « bas » effondrés où il sera à ramasser à la petite cuillère sans oublier le stock de mouchoirs. Encore une fois on retrouve sa dualité qui continue de se faire sentir dans tout son être. Celle-ci ayant déjà commencé avec le côté provocateur de son apparence pour son caractère plutôt calme et maitrisé quoi qu’émotif.

Après au niveau réaction on peut dire sans mal que notre jeune homme est excessif, autant que l’est son émotivité. Il a souvent une tendance à croire ce qu’il voit et ce qu’il entend et surtout ce qu’il comprend, préférant se fier à son jugement qui n’est pas souvent le meilleur au monde pourtant ça ne l’empêche pas d’avoir un esprit large et ouvert, c’est juste qu’il a énormément de mal à croire dans les autres, d’où son jugement un peu faussé et ses réactions excessives. Au niveau amitié, il est facilement du genre à être entouré, sans que ça soit pour autant de véritables amis. Ceux-là ils pourraient les compter sur une main sans parler du fait qu’il a une tendance à être légèrement susceptible et sensible à l’échec ce qui ne l’aide pas à se lier d’amitié, souvent dans la peur de ne pas être la personne qu’on attend de lui et de ne pas arriver à comprendre les autres.

Un point important chez Jude c’est son intérêt, sa fascination, son imagination. Pour lui le temps des études est davantage une découverte du monde et de ses problèmes qu’une recherche de connaissance ce qui démontre aussi ses résultats plutôt irrégulier dans les différentes matières qu’il a en cour, certaines ayant eu son intérêt d’autres sa désinvolture. Une chose qu’adore faire Jude c’est observer les gens, ils sont beaucoup plus intéressants et passionnants que les ombres qu’évoquent les livres. Les seuls livres qui pourraient trouver grâce à ses yeux, se sont les romans, dès qu’il s’agit d’un manuel, il n’y a plus personne. Après l’héritier des Narcieq a une imagination créatrice ce qui fait que les domaines de l’art ont été abordés par sa personne sans aucun soucis. Dessinateur plus que doué, il s’est surtout imposé dans le monde de la musique notamment avec le violon et plus récemment avec la guitare.

Du côté intuitif, on pourrait dire que Jude a une intuition purement féminine et qu’il en est conscient. Il est susceptible mais manie l’ironie de manière assez blessante pour les autres, trouvant sans aucun mal les sujets et les points qui blessent, qui dérangent. Cette façon de jouer sur les mots, et sur son caractère de manière purement naturelle lui permet surtout de s’adapter facilement. En effet on lui pardonne facilement son ironie sous prétexte qu’un sourire suive. Mais le problème de cette intuition c’est qu’elle est un peu encombrante et qu’il pourrait se laisser entrainer sans mal dans des expériences divinatoires et occultes sans issues. Enfin malgré cette compréhension plus que présente, l’intelligence n’est pas en reste non plus. Plutôt souple, rapide et analytique, ses observations sont toujours précises sans parler de sa curiosité qui n’est pas en reste. Toujours avide de découverte, il faudra pourtant le remettre à sa place sous peine de le voir répondre et d’acquérir une insolence plus qu’insupportable. Après au niveau mémoire aucun soucis à se faire, si ce n’est qu’il est capable de vous ressortir vos moments les plus gênants, ou les paroles que vous auriez voulu oublier.

Après au niveau affectif, on a déjà vu ses difficultés à se faire des amis. On peut continuer sur la ligné en disant que Jude est légèrement orgueilleux, connaissant sa valeur, et qu’il ne supporte que peu les comparaisons avec d’autres personnes. Jude a surtout ce problème d’osciller entre refuge et liberté. Il a besoin de son indépendance souvent représenté par son côté sûr de lui parfois énervant, tout comme il a besoin d’avoir des gens à ses côtés, ce qui fait ressortir son côté attachant et légèrement mignon. Plutôt que d’être aimé de manière inconditionnelle il préfère être compris et écouté, d’où le fait que sa sensorialité est un peu hésitante. Dans l’immédiat il n’a pas de besoin immédiat et violent en amour. C’est plutôt au fil des événements que se créerait son désir s’il devait exister. Après il va de soi que même si l’amour n’est pas au rendez-vous et qu’il ne le recherche pas à corps perdu, quitte à avoir une relation éphémère ou d’un soir, il préfèrera les personnes d’expériences, ayant une tendance à ne pas vouloir souffrir et à ne pas en sortir déçu, n’étant sans doute pas du genre à prendre les devants.

Dernier point important son côté légèrement superficiel. On l’a déjà vu au niveau apparence, mais cette superficialité ressort également dans ses actions. Il est souvent du genre à s’enthousiasmer facilement et rapidement, à bâtir des châteaux en Espagne avec une vitesse prodigieuse et plus de motivation que n’importe qui, et pourtant de se lasser très vite. Il a toujours ce problème d’intérêt. Dès que l’action perd de son intérêt il perd de sa motivation ce qui démontre son côté futile. Il est aussi du genre de passer du coq à l’âne en un instant ce qui peut fatiguer à la longue. A partir du moment où on décide de le côtoyer il faut faire face à ce caractère double qui l’habite et supporter les deux sous peine de ne pas pouvoir vous approcher de lui sans qu’il ne se braque. En conclusion on peut dire que c’est une personne riche au niveau caractère mais également difficile. On ne s’ennuie pas avec lui tout comme il est capable de vous inquiéter assez souvent. Mais bon quand on voit le prince qu’il est, il faut bien sacrifier un peu de votre temps et de votre esprit non ?



    Histoire de Monstres:

Prologue ~ « Ou quand les Monstres devraient se contenter de ce qu'ils ont. »

Les histoires ne commencent pas toutes par « il était une fois. » et elles ne finissent que peu souvent bien, seulement pour les enfants à qui on veut épargner encore un moment la dure réalité de la vie. L'histoire suivante n'en n'est pas une. Elle aurait pu commencer par il était une fois, mais elle ne finira jamais par « et ils eurent beaucoup d'enfants », non ça serait trop simple. C'est une drôle d'histoire celle de Narcieq, une histoire où l'amour n'a pas lieu d'être et où la famille n'a pas le sens auquel on s'attend. Si vous pensez voir des poneys, un monde merveilleux, la magie protégeant cet enfant trop jeune passez, votre chemin. C'est le genre d'histoire sombre à laquelle on se refuse à y croire, le genre d'histoire où l'impossible, l'inimaginable devient possible, vivable. Une histoire où l'horreur devient votre compagnon de route, et la folie votre compagne d'infortune. Mais va savoir, est-ce que dans l'hypothèse où notre prince n'aurait pas eu ces parents là, aurait-il pu pour autant vivre une vie heureuse correcte, et ne pas finir ainsi ? Il n'y a que peu de chance. Après tout en soit ce garçon était sans doute voué à ce genre de vie. En y repensant ça ne peut être que ça. La tare de l'histoire c'est Jude. Drôle de conclusion vous ne pensez pas ? En tout cas, c'est ce qu'en conclut son père un jour. Et cette conclusion, elle ne changea jamais malgré les efforts d'un enfant, et la douleur que peut produire un jeune adulte. Non cette idée ne fit que se renforcer d'année en année, faisant regretter Lord Narcieq d'avoir eu un jour la faiblesse de tromper Lady Narcieq. Paix à son âme, à elle comme à la vraie mère de notre cher et tendre Jude. Deux mortes, premières dans un tableau de chasse ? Non sans doute pas. Aléas du destin, acharnement sur les connaissances des Narcieq également, va savoir. En tout cas une chose est sûre, cette histoire n'a rien d'un conte de fée, et vous ne serez pas étonné apprenant que Jude Kaine Narcieq n'a rien d'un enfant voulu. Et qu'il ne le sera jamais. Seule sa vraie mère l'a désiré un jour, mais la naissance de Jude la rendit folle. Folle de chagrin, de douleur. Jude, ce terrible enfant qui porte à merveille son deuxième prénom Kaine. Un démon. Un démon, un enfant qu'on aurait dû noyer dès la naissance d'après son père. Jude, un enfant tout simplement, chose qu'on oublie souvent en voyant le personnage.

Il y a des moments où le destin s'acharne comme on le dit si bien, une étoile noire devait briller sur la mère de Jude en attendant de briller sur l'enfant. Mademoiselle Chisame, Aya Chisame n'avait rien de bien intéressant, une jeune fille ordinaire sans aucun pouvoir magique. Une jeune fille suivant des études d'art. Que l'art est vicieux de l'avoir forcé à entendre un voyage en Autriche. Autriche, doux berceau de l'art architectural, mais également berceau de cette grande famille de sorcier de Sang Pur, les Narcieq, mais elle pauvre nippone qu'en savait-elle ? Pourquoi aurait-elle dû le savoir ? Pour elle la magie n'existait pas en temps que telle, non la magie c'était la façon d'illuminer un regard, d'une œuvre de prendre vie, la musique de raconter une histoire, mais la magie, les sorts, et les magiciens, ça ne restait qu'un mythe. Un mythe auquel elle avait du cesser de croire jeune pour faire face à la dure réalité de la vie. Elle aurait sans doute dû y croire un peu plus. Elle passait chaque jour devant cette magnifique demeure, elle passait chaque jour et s'arrêtait toujours devant les grilles ouvragées, rêvant à une autre vie, se demandant quel prince pouvait habiter ce si grand manoir. Elle le faisait tant de fois avant de se rendre aux Beaux-arts que Monsieur Narcieq avait finis par la voir. Une beauté exotique, une beauté asiatique. Et tout comme elle, il aimait l'art. La femme est un art. Un art mystérieux, et cet art là, cette femme là, il la voulait, et il l'aurait. Sa majesté a tout, il saurait tout d'elle rapidement. Brave petit sorcier, sais-tu que c'est une moldue ? Une de ces gens que tu détestes, le sais-tu ? Oui il le savait, mais ça ne changeait rien. Le fait de savoir que quelque chose est mal ne vous empêche en aucun cas de la désirer ardemment. Il lui sortit le grand jeu. Champagne, soirées, tout dans un style moldu qu'il avait appris à connaître pour elle. Pour l'avoir elle plutôt. Comme si il pouvait abandonner le monde des sorciers, son rang, son honneur pour une fille non sorcière. Elle cette simple moldue, qui n'aurait pas du s'attirer les grâces du Seigneur de ces lieux. Et le piège commença. Au début réticente, elle laissa cependant toutes les barrières tomber peu à peu pensant pouvoir filer le grand amour. Mauvaise idée. Ce genre de chose ce fini au lit, jamais dans une salle de cérémonie, ou à l'Eglise. Pourtant elle y croyait. Il lui avait promis le divorce de sa femme, il la couvrait de bijoux, de cadeaux plus beaux les uns que les autres, jusqu'au moment où il la mit enceinte. Ce fut la décadence.

Il était en soi hors de question que mademoiselle Chisame tombe enceinte, pourtant elle eut l'outrecuidance de le faire, et ce fut le détail de trop, celui qui rompit le charme, qui rendit à Cendrillon ses haillons, qui empoissonna Blanche Neige, et condamna la Belle au Bois Dormant à dormir cent ans. Mais pour Aya se ne fut pas si clément, non c'était un ultimatum, quelque chose qu'elle ne pouvait en soi que ne pas réaliser. Rester avec cet homme, qui n'abandonnerait jamais rien pour elle, et tuer son enfant, ou alors partir. Partir, ne jamais dire qu'il était un Narcieq, et tout irait pour le mieux. Malgré tout l'amour qu'elle pouvait avoir pour le sorcier, les sentiments d'une mère sont toujours les premiers à être considérés. Forcément, elle quitta Vienne et parti s'installer dans une ville non loin de l'Allemagne, Salzbourg, enceinte, se jurant que jamais son enfant ne serait comme son père. Père qu'elle oublia, pensées qu'elle rendit tabous. Ne plus jamais parler de Vienne d'art, ou de quoi que soi qui ait rapport avec les Narcieq. Seulement s'occuper de son enfant, et l'élever décemment. Pendant les neuf mois que durèrent sa grossesse, elle trouva un appartement plus grand, un travail qui lui permettait de rester chez elle, mais aussi de quoi vivre décemment. Ses amis lui furent d'une grande d'aide. Après tout devenir mère à dix-neuf ans n'a rien d'une partie de plaisir. Mais pourquoi, pourquoi s'était-elle refusée à l'avortement depuis le début ? Parce que malgré tout, cette petite vie en elle, c'était le fruit de son amour, avec une personne qu'elle avait aimé. C'était comme un rappel à la dure réalité. Mais comment aurait-elle pu oh bon dieu, abandonner, détruire son enfant, sa chair ? Non elle en était incapable, alors elle lui donna vie, un jour enneigé à Salzbourg, un magnifique cinq janvier, alors que le soleil n'avait pas encore éclairé la vie. Ce fut la naissance d'un prince. D'un prince magicien aux yeux de sa mère. Le magicien qui illuminerait sa vie. Le magicien qui pourrait dégeler son cœur, lui donner le courage de faire face à sa vie. Kaine Chisame le magicien. Kaine qui ne porterait le nom de sa mère qu'un temps seulement. Un moment, un sursis avant l'exécution.

Kapitel 1 ~ « J'ai plus envie d'attendre après toi maintenant, parce qu'attendre après toi c'est comme attendre après la pluie durant cette sécheresse : inutile et désappointant. »

Jude s'était recroquevillé contre la fenêtre depuis la matinée même, et n'avait plus bougé. Etrange pour notre prince, notre garçon dont l'arrogance et la supériorité qu'il clamait n'était plus à faire. Etrange de sa part. Ses yeux voilés avaient lentement observé la déchirure du ciel et l'arrivée grandiloquente de ce que l'on appelle l'orage. L'orage. Il faisait moche dehors ce jour là. A l'intérieur aussi. Il avait toujours fait moche à l'intérieur. Ca commençait juste un peu à s'arranger. Il avait magnifié sa beauté aux dépens de son âme. De toute façon son âme ne lui appartenait pas depuis x années, alors pourquoi s'en occuper ? Il n'était même pas sûr d'en avoir une. La pluie coulait de ses yeux, et se glissait jusqu'à son cœur tué. Tué. Achevé, détruit, encore plus si possible. En lambeaux, ceci éparpillés au loin sans risque d'une quelconque réparation. L'aiguille qui sert à recoudre le cœur avait été égaré, et le fil cassé. Perdu, foutu pour de bon. On se rend peu à peu compte de la vulnérabilité d'un humain quand celui-ci ne supporte plus son monde au point de le fuir. Douleur. Affreuse, et trop forte. Doucereuse, et délectable quand ce n'est pas vous. Mourir n'est pas une chose facile. Mais détruire l'est en parallèle. « Je ne veux pas me souvenir. » semblait hurler tout son être. Ne pas se souvenir, oublier, laisser tomber, se laisser emporter par l'oubli, le vide et la solitude. Et puis se souvenir ... Pour qui ? Pour quoi ? Sa fatigue l'emportait, sa lassitude également. Plus rien pour le retenir. Et son corps pourtant si fort, maintenant si faible, se rapprochait doucement de la grande fenêtre à l'entente du tonnerre. Ce bruit qui résonnait encore dans ses yeux, et ce sang qui coulait, encore, et toujours. Des souvenirs fugaces et bien trop flou. Heureusement, dernier échappatoire. Il regarda une dernière fois cet éclair. L'un des derniers. L'orage s'éloignait. Mais la pluie continuait. Ca ne lui déplaisait pas. Ca lui rappelait d'autres souvenirs, d'autres espoirs, une autre vie, une autre vue, une autre personne. Son père, sa mère. Vous et moi, perdus à jamais ... Il pleuvait, ce jour là, dehors. Etait-ce hier ? Aujourd'hui ? En tout cas il pleuvait également. Et lui, il était là, assis contre une fenêtre, le corps meurtri, et pourtant, il souriait. Perdu dans ses pensées, dans les méandres de souvenirs Il revoyait son visage à ce bourreau d'enfant, et il souriait. Il souriait à ce drôle d'être qu'on appelle un père et qui avait il y a de ça longtemps construit sa vie et son destin. Et il y repensait. Ses yeux se fermaient, et petit à petit, il se replongeait dans cet univers. Il revivait chaque seconde de ce nous. S’il y avait pu avoir un nous dans cette famille. Cette chambre était que plus stimulante.

Se souvenir.
Se souvenir et souffrir encore un peu.
Puis mourir.

C'était de drôle de souvenirs. Des souvenirs qui vous auraient pris aux tripes et vous auraient soulevé le cœur, mais à présent cela ne faisait plus rien à Jude depuis longtemps. Parce que son père n'était plus qu'un homme comme un autre et parce que le visage de sa soi-disant mère avait fondu dans les ténèbres. Il ne se souvenait pas d'eux et ne voulait pas s'en souvenir. On lui disait qu'il ressemblait à son père avec la finesse de traits de sa mère, parce qu'il avait les traits féminins. On disait. Il ne se souvenait pas du fait qu'on l'avait tiré des bras de sa mère alors qu'il n'avait qu'un an. Il ne se souvenait pas du corps de cette femme, la seule qui l'aimerait vraiment s'échouer au sol désarticulé. Il ne se souvenait pas non plus du regard de dégout de Madame Narcieq qui ne pouvait pas avoir d'enfin, des longues disputes avant qu'on ne l'accepte et qu'on le déclare. Jude Narcieq, exit le Kaine Chisame, gamin de sang pur et gamin adorablement parfait. On lui disait qu'il irait loin dans la vie, parce qu’intelligent. Trop intelligent, et pourtant même pas foutu de comprendre les regards étranges de son père, les sourires de compassion de sa mère, et les écarts de conduites qui ne laissait pas encore de traces. Il connaissait les étreintes tendres, mais peu à peu les mains étaient devenues lointaines et il n'avait rien dit. Parce que c'était normal pour lui. A huit ans c'était normal. Son père avait d'autres occupations et ne lui ferait jamais de mal voyons. Sa mère n'aurait pas cautionné ça. Non la famille n'aurait pas pu cautionner tout simplement. Et pourtant. Il se rappelait de cette fois. La première parmi tant d'autres. La première et la seule dont il se souvenait avec tant d'exactitude. Parce que ça avait fait mal. Parce que son monde blanc s'était brisé pour un autre plus sombre. Plus tordu. Il avait tordu son monde. Ou plutôt on lui avait tordu pour lui. Un drôle de monde. Le monde était pourri jusqu'à la moelle, il s'en était juste protégé jusqu'à ce qu'on le pense assez grand pour l'affronter. Ce drôle de monde. Le sien à présent. Mais à huit ans, on ne peut décemment pas faire face à notre monde sans devenir fou. Surtout quand c'est Papa et Maman qui vous y entrainent. Drôle de ritournelle. De sang, de violence et d'abus. Le nouveau monde de Jude. Parce qu'à l'époque il poussa ses hurlements, suppliant son père de ne pas aller plus loin, de ne pas le frapper de ne pas lui tordre les mains. Parce que ça faisait mal. Et la douleur avait fait place à l'habitude. Mais l'habitude faisait mal. Et la douceur qu'il y aurait pu avoir au début de sa vie avait laissé place à la douleur et aux sanglots. Violence au quotidien.

    « Monstre abject. »

Habitude. Lassitude. Douleur. Un quotidien qu'il voulait fuir. C'était normal sans l'être. Il craignait la maison et se réfugiait à l'école. Cette école où la plupart des sorciers de son âge se retrouvait. Ecole donné dans le manoir d'une autre famille où la matrone de la maison donnait des cours à des enfants intéressés et doués. Bande de Sang Pur pourri jusqu'à la moelle. Echappatoire de Jude. Jusqu'à être enfermé. Jusqu'à ne plus pouvoir sortir. Il se souvenait de cette main enserrant son poignet. Cette main le tirant tandis qu'il hurlait à en perdre ses poumons vers le sous-sol. Pas de lumière, juste un lit. Un petit lavabo. De quoi survivre. Et il n'en pouvait déjà plus. Six mois de séquestration avant la délivrance. Six mois d'horreur au quotidien. Mais c'était normal. Des parents ne cautionneraient pas quelque chose d'anormal après tout. Pauvre gamin déjà abusé par le monde. Il ne connaissait même plus la normalité à cet âge là. Ses yeux, ils étaient fatigués de pleurer et de ne plus dormir. Gamin rabaissé à l'impensable. Il pleurait comme une fille il pleurait tout simplement, bien loin de l'image d'un Sang Pur. Dans son dortoir, il pleurait aussi en se rappelant finalement. Ca lui faisait finalement quelque chose. Il n'arrivait plus à discerner le faux du vrai. Etait-il l'enfant de huit ans enfermé, ou celui de dix-huit pas si libre que ça ? Il avait eu cette impression qu'on lui avait arrachée quelque chose, qu'on avait tué le peu d'humanité qu'il avait eu en tant qu'enfant à l'époque. Il avait aussi cette impression horrible qu'on lui avait arraché le peu de cœur qui il aurait pu avoir, mais avec cela, sa fierté. Du haut de ses dix-huit ans, maintenant il savait. Il n'avait plus eu de fierté depuis le moment où on l'avait traité comme un jouet, comme un animal. Fierté qu'il avait du réapprendre à avoir. Oui fierté foutue, perdu au coin d'un couloir, dans le noir, et dans les rires glauques. Fierté qu'il avait retrouvée. Pour assumer ce qu'on disait toujours de lui à présent. Jude le démon. Jude le parjure. Jude assassin de ses parents aussi. Des souvenirs. Horrible, affreux et indescriptible à la fois. Au tout début, il avait crié le nom de ses parents encore et encore, jusqu'à ce que les cris de douleurs et de peur se transforment en des cris d'une voix sourde, brisée par le désespoir, et surtout d'avoir trop hurlé. Il voulait sortir. Il demandait pardon pour des crimes inconnus. Et sa voix d'enfant se brisait un peu plus jour après jour. Il voulait être dans un mauvais rêve, les derniers jours, vraiment être dans un mauvais rêve. Et revenir au près de ses parents qui l'aimaient tant avant. Il se souvenait avoir crié. Oui il criait à n'en plus finir, mais est-ce qu'il criait vraiment ? Il ne savait plus trop à présent s’il avait toujours hurlé, mais il savait que son cœur et son esprit criaient. Alors il avait cette impression de crier soi-même, de se briser la voix, de faire quelque chose qui lui ferait assez mal pour taire la déchirure à son cœur.

Il ressemble à une hirondelle à qui on aurait coupé les deux ailes.
Incapable de s'envoler, il finira par s'écraser.
Du haut de sa tour, dans un élan de liberté brisée.

Kapitel 2 ~ « Ce qu'il y a de plus incroyable avec les miracles, c'est qu'ils arrivent. »

    « Jude ! P*tain Jude ! Jude ! »

Une trainée brûlante sur la joue, où est-ce plusieurs, il sent qu'on le secoue comme un prunier, il sent qu'on essaye de le sortir de ses souvenirs. Mais qui es-tu vraiment Jude ? Le gamin de huit-ans ou celui de dix-huit ans. En tout cas une chose est sûr on ne le laissera pas plonger. Il ne le laissera pas tomber. Il, le chanteur de son groupe. Il, la bouée de son cœur, sa bouée de sauvetage. Celui qui lui redonnait le sourire et qui lui rappelait que son sourire n'était pas un rêve, qu'il avait dépassé son cauchemar et son enfance dans ce manoir à Vienne, où il ne se souvenait que du chemin vers le sous-sol et de pas grand chose quant au décor qu'il y aurait pu avoir dans ce manoir. Ses parents étaient morts, et il était seul. Seul, libre de cet endroit, et pourtant parfois encore prisonnier de ses pensées. Tellement étrange pour le garçon qu'il représentait. Tellement étrange de le voir parfois plonger la tête la première dans ses souvenirs, dans sa seule faiblesse alors qu'il n'y a pas si longtemps encore, il arpentait les couloirs de Dumstrang avec un sourire, et une aura qui le faisait se sentir grand. Grand adulte, respecté, aimé peut-être même. Oui Jude avait évolué. Il ne s'était pas laissé couler dans son cauchemar. Il avait arpenté les couloirs de Dumstrang comme d'autres, marquant peut-être un peu plus que ses autres. Il avait arpenté les couloirs de cette école de sorcellerie, tel qu'il était s'imposant derrière les rumeurs qui avaient coulé sur le nom de Narcieq. Jude, qui aurait tué ses parents. Jude qui aurait fait tant de chose mais qui ne semblait avoir tant de sang que ça sur les mains. Jude, le genre de gamin qu'on remarquait tout de suite. Pas vraiment un génie en cours, mais à se faire remarquer juste en entrant dans une salle. Jude et ses petits riens qui le rendent différent des autres. Que ça soit sa coupe de cheveux étrange, sa dégaine d'asiatique et ses yeux bleus, son arrogance parfois mesquine qu'il avait derrière son côté calme.

    « Jude! Bordel, Jude!
    - Ke ... Kerran? »

Dans ce dortoir et dans ses cauchemars, il y en a toujours eu un qui a été capable de voir à travers sa douleur. Kerran. Un drôle de gars lui aussi. Kerran a qui il s'accrochait désespérément là prestement tandis qu'Aidan devait calmer les autres de cet endroit. Autres gamins qui ne comprendraient pas la douleur de ce prince qui s’accrochait comme si sa vie en dépendait à son ami. On était bien loin du Jude qui sautait à pied joint dans la vie aussi bien que sur un lit pour danser avec Kerran et Aidan quand tout va bien, pour embêter Angélique et lui rappeler qu’il y a des mecs comme lui qui ne prendront jamais un gramme, pour parler philosophie et refaire le monde avec Dean. Oui parfois il faut l’admettre il y a deux Jude. Il y a celui qu’il s’efforce d’être partout les moyens, celui qui sur le devant de la scène, jouant du violon tel que Mozart en aurait crevé de jalousie, et faisant aller ses doigts sur les cordes de sa guitare pour en sortir des sons plus purs que ceux du paradis et à se damner comme si c’était l’enfer ce foutu paradis, celui qui n’a peur de rien qui affronte la vie à pleine dent, qui regarde ses chaudrons de potions avec un air perdu, et qui ne comprend toujours pas le principe de la métamorphose. Jude qui n’est doué que dans les Runes, Jude qui est doué pour se faire aimer. Un peu plus discret qu’Aidan et Kerran. Un peu plus calme aussi, mais qui a aussi ses quarts d’heure de folie au plus grand plaisir des autres. Jude le Prince. Jude qui avait son attitude noble et ses sourires à faire fondre les cœurs les plus purs. Jude qui avait été rendu à un état proche de la débilité par un chat aussi. Puis il y avait le Jude plus sombre, le garçon plus nostalgique, plus triste aussi. Celui qui avait besoin de se laisser aller, de liberté, de solitude aussi. Jude le gamin aux ailes brisés qui avait un peur du noir. Ce gamin qui se protégeait encore naturellement quand on essayait de le frapper, celui qu’on accusait de meurtre aussi.

    « Ca va aller Kaine. Ca va aller. Ce n’était qu’un cauchemar. Tu n’es plus là-bas tu sais. »

Kaine. On ne l’appelait comme ça en dehors de la scène, que quand il allait mal. Quand il était trop perdu dans les méandres et les limbes de souvenirs tortueux. Kaine, celui qui était aimé. Celui qui n’avait aucun problème. Des paroles réconfortantes qui l’éloignaient encore une fois de ce passé dévorant. Un passé qu’il essayait en vain d’oublier mais que même un sort d’Oubliettes ne pourrait enlever, ou encore si les souvenirs partaient, il resterait toujours le traumatisme. Sans savoir pourquoi ou comment il en était venu à se confier à cet être, à Kerran. Un soir il y a deux ou trois ans de cela, il s’était assis dans une classe vide, laissant son violon sur le côté, puis il lui avait tout expliqué. Ses souvenirs flous, la peur qui lui rongeait le cœur, ce noir qui l’effrayait encore, ces parents dont il ne se souvenait pas des visages. Son réveil dans une clinique sorcière, le fait qu’il était seul, qu’il n’avait plus de parents. Son adolescence dans un manoir qu’il avait voulu brûler tant de fois. Les rumeurs sur sa famille, les regards des gens à Dumstrang, son courage face à eux, le caractère qu’il s’était construit, l’image qu’il voulait qu’on ait de lui. Il lui avait tout dit. Et Kerran prévenant, qui l’avait écouté sans rien dire, et quand le silence c’était fait pesant à la fin des révélations, il se souvenait qu’il avait fredonné une musique. Et cette chanson sans paroles elle lui était restée dans le cœur. Comme Kerran d’ailleurs. Kerran était une année au dessus de lui, il trainait toujours avec Aidan, un sacré phénomène. Ils avaient décidés de monter un groupe de Rock lui indiqua-t-il un jour en débarquant dont ne sais où pour s’asseoir devant lui. Et le plus surprenant fut sans doute quand il lui proposa l’air de rien de les rejoindre. Parce qu’il l’aimait bien et qu’Aidan aussi, qu’il jouait bien du violon, et qu’on ne pouvait pas laisser une petite chose comme lui remplit de talent abandonné dans un coin. Ce fut le début d’un rêve. Son rêve. Le moment où il commença à oublier un peu ce gamin qui se cachait dans une armoire priant pour qu’on ne le trouve pas. Un rêve qui s’appelait « Jeux Interdits. » Un rêve un peu étrange, où les liens se tissent et d’autres deviennent indestructibles.

Epilogue ~ « Si vous voulez vraiment rêver, réveillez-vous... »

    « Jude … Je t’emmène à Poudlard. »

Dans les bras du garçon, il laissa échapper un petit rire. Il avait vraiment l’impression de dépendre de Kerran de manière dramatique. Mais il n’en n’était pas amoureux, non loin de là. Non le lien qu’il y avait entre lui et Kerran était différent. Ils s’étaient tout dit, tout. Kerran lui avait même avoué sa nature vampirique, conscient que Jude ne pourrait jamais le rejeter. Maintenant il était un peu le garde fou de l’autre. Kerran l’empêchait de sombrer dans ce monde d’horreur qu’était son enfance, et de son côté, il s’occupait de Kerran, lui fournissant du sang pour l’empêcher d’être en manque, pour l’empêcher de s’attaquer aux fans. Il faut dire que l’incident était déjà arrivé une fois, et que maintenant tous les jours Jude s’inquiétait pour le régime alimentaire de Kerran, le faisant plus souvent rire qu’autre chose. Oui c’était un drôle de lien entre eux, bien sûr il était proche des autres membres du groupe, mais pas autant qu’il pouvait l’être avec Kerran. Non il n’y aurait que Kerran qui connaîtrait toute la vérité sur lui et ces images et sensations qui le hantent. Kerran qui d’ailleurs lui avait offert un chat un jour en lui disant qu’il serait son gardien quand il ne pourrait pas être là. Monsieur Meow, le fameux chat qui le rendait tout chose et qui le faisait tourner en bourrique. Monsieur Meow qui le suivait partout et qui avait été défini par les fans comme mascotte du groupe.

    « T’es pas sérieux … Kerran.
    Je ne vais pas me faire l’aller retour Poudlard-Dumstrang tous les jours. Ramène tes fesses Kaine, tu viens avec nous. »

Un nouveau sourire tandis qu’il s’accroche encore un moment au cou du garçon, remerciant Aidan d’un signe de tête pour avoir calmé la plupart de ses camarades de dortoir. Kerran était fou. Kerran faisait ce qu’il voulait de toute façon. Et puis lui aussi il avait voulu aller à Poudlard, c’est jusqu’il avait déjà loupé une année à Poudlard et que son Anglais était un peu bancal. Tant pis, tant qu’il voulait rester avec ceux qui éclairaient sa vie. Avec toute l’honnêteté du monde on ne pourrait pas dire que Jude a oublié ou qu’il va mieux. Il est juste passé par-dessus. Il a juste enjambé son passé qui parfois s’accroche encore à lui, lui rappelant d’où il vient. Il lui arrive toujours aujourd’hui de s’enfermer dans ses cauchemars, mais maintenant et ce depuis deux bonnes années, il y a toujours Kerran pour le sortir de ce monde étrange. Il est toujours là pour lui rappeler qu’il n’a plus huit ans, qu’il n’est pas enfermé dans les sous-sols glauques d’un manoir. Kerran capable de le joindre à toute heure de la nuit quand il cauchemarde, ou encore d’apparaître alors qu’il ne devrait pas être ici, alors qu’il ne devrait pas savoir que les cauchemars sont revenus. Mais il n’y a pas que Kerran qui le sauve, il y a son groupe aussi, et leurs petits riens qui font de lui ce qu’il est vraiment, ce prince souriant, qui ne semble pas avoir été marqué tant que ça par la vie, et qui vit sa passion avec ses amis comme si rien ne pouvait les atteindre. Il y a eu des hauts et des bas bien sûr, il y a des moments difficiles. Il y en aura encore mais la vie n’est pas si horrible que ça.

Behind the Screen ~

    Pseudo : Shu.
    Prénom : On m’appelle pas =O. Nan sérieusement même mes profs ne m’appellent pas par mon prénom pour tout vous dire. =)
    Âge : Oulah, j’ai passé la vingtaine, c’est tout ce que vous saurez =O
    Sexe : J’suis une fille qui se comporte comme un mec et qui parle d’elle au masculin mais qui a le physique d’une fille jusqu’aux jupes. Ca vous aide ?
    Forum : Il y a des vampires plutôt convainquant. Surtout celui là en fait <3
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Kerran Kellermaan
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Messages : 36
Date d'inscription : 12/08/2012


MessageSujet: Re: Jude Narcieq • Acid Flower ~   Lun 13 Aoû - 2:28

Juuuude ♥
Et notre mascotte irrésistible Monsieur Meow ♥
Bon courage pour ta fiche ~
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Améthyst P. Fitz-Hastings
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MessageSujet: Re: Jude Narcieq • Acid Flower ~   Lun 13 Aoû - 6:08

Bienvenue !
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Rakel Peleonor
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MessageSujet: Re: Jude Narcieq • Acid Flower ~   Lun 13 Aoû - 10:51

Bienvenue parmi nous

_________________________________
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Faoline Saint John
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Messages : 30
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MessageSujet: Re: Jude Narcieq • Acid Flower ~   Lun 13 Aoû - 14:11

Bienvenue parmis nous (:
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Victoria Powell
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MessageSujet: Re: Jude Narcieq • Acid Flower ~   Lun 13 Aoû - 15:50

Kyaaaaaaaaaaaaaaaaah ! ♥️
Hiro quoi. *mode fan* ~
Bref, bienvenue ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Jude Narcieq • Acid Flower ~   Lun 13 Aoû - 16:49

Kerran ♥
Merci mon coeur ~

Et merci à vous aussi hein ♥

Victoria : Hiro c'est le bien =O
*etc'esttout.*

Bref j'ai posté l'histoire, il me manque le caractère et le physique et ça sera okay =)
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Gabrielle Allen
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MessageSujet: Re: Jude Narcieq • Acid Flower ~   Mar 14 Aoû - 1:30

J'ai rien à redire de votre fiche mon cher violoniste ! ♥
Toujours une plume à s'envoler ~

Bon et sinon après quelques temps de réflexion...

Bienvenue à POUFSOUFFLE ♥

_________________________________


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MessageSujet: Re: Jude Narcieq • Acid Flower ~   Mar 14 Aoû - 12:13

Merci beaucoup <3

Bon bah ça va roxxer chez les Poufsouffles alors ♥
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Victoria Powell
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Messages : 185
Date d'inscription : 03/06/2012
Age : 23


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MessageSujet: Re: Jude Narcieq • Acid Flower ~   Mar 14 Aoû - 12:15

BIENVENUE A POUFSOUFFLE LA MEILLEURE DES MAISONS ! ♥
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MessageSujet: Re: Jude Narcieq • Acid Flower ~   Mar 14 Aoû - 12:38

Merci beaucoup madame la préfète ♥
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Eve Shakespeare
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Date d'inscription : 29/07/2012


MessageSujet: Re: Jude Narcieq • Acid Flower ~   Mar 14 Aoû - 22:34

Bienvenue chez les sous-estimés ! Viens du côté jaune de la force, nous avons des cookies !

_________________________________
"N'y pense même pas..."

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Jude Narcieq • Acid Flower ~   Mar 14 Aoû - 22:49

Juste pour les cookies, je viens où tu veux ♥
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Alexis P. Dolohov
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MessageSujet: Re: Jude Narcieq • Acid Flower ~   Mer 29 Aoû - 16:10

Bienvenuuue !
...ouais, mieux vaut tard que jamais.

_________________________________

Tout le monde à un côté sombre.♥️






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Jude Narcieq • Acid Flower ~

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