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 Papillon de nuit {Lys ♥

Gabrielle Allen
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Messages : 200
Date d'inscription : 13/07/2012


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Élève de: 7ème année
Animal: Hiboux/ Chouette
Ton inventaire?:

MessageSujet: Papillon de nuit {Lys ♥    Sam 28 Juil - 22:06

My little Moth.
Il faisait nuit. Il faisait froid. Je n'entendais plus que mon coeur tambouriner dans ma poitrine. Je n'entendais même plus ma respiration sifflante et saccadée. Je me sentais crever de l'intérieur. Le sang pulsait si vite et si fort dans mes veines : je l'entendais dans mon crâne. Je le sentais partout. Et je courrais encore plus vite. Il ne fallait surtout pas se retourner. Je l'ai vu. Je vous jure par Merlin, que je l'ai vu. Juste un instant j'ai sentis sa peau chaude contre ma joue. Une simple caresse. Et puis j'ai vu son sourire. Et puis j'ai vu ses yeux vides. Ils m'inspiraient la mort : ils m'appaient toute entière. Il est mort. Je sais qu'il est mort. Mais il était là. Juste là, face à moi, alors que je m'éveillais en sueur. J'étais réveillée, mais il était toujours là. Alors j'ai fuis. Je ne voulais pas le voir. Je ne devais pas le voir. Je ne suis pas folle. Je sais qu'il est mort. Et il le resterait. Ouais, ce putain de menteur restera mort. Tu sais cet homme qui portait la marque des Ténèbres, et qui portait la mienne autour de l'un de ses doigts. Cette alliance qui nous liait, alors que j'étais si jeune. Mais c'était si fort. Cet homme qui m'a mentit. Qui nous a mentit. Qui a berné le Lord. Cet homme que j'ai tué, parce que je l'avais découvert. Mais il était revenu m'hanter. Encore et toujours. Et jamais il ne répondait à mes questions. J'aurais aimé savoir beaucoup de chose... Mais jamais. Jamais je ne saurais si il m'a réellement aimé. Ou si je n'étais qu'un jouet. Un outil. Une clef qui lui permettait de savoir des choses... Une belle rousse, une petite poupée de merde qu'on manipule à sa guise.

Je courais. J'étais pieds nues. Bientôt, sans m'en rendre compte, c'était de l'herbe fraîche qui se glissait sous mes pieds. J'avais quitté mon lit, mon dortoir, ma salle commune, mon étage, et ce château. Qui n'était pas chez moi. Juste un lieu de mission, ni plus, ni moins. Je rejoignais par pu instinct l'eau qui brillait sous notre astre lunaire. Mes sous-vêtements de dentelles noire, n'étaient que simplement dissimulé par un mini-short qui tombait que de trop sur mes hanches, un débardeur. Cette simple tenue laissait fort à merveilleux de nombreux tatouages tenus secret sous ma robe de sorcier. Comme cette jarretière en dentelle noire tracée autour de ma cuisse droite dénudée. Comme ces deux hirondelles sur mon bas-ventre, dévoilées par le short trop bas. Et d'autres encore sous ma clavicule droite, accompagnée d'un signe étrange. Des arabesques sur l'autre épaule, et un phénix sur l'un de mes avant bras. Des signes étranges le long de ma nuque. Mais ceux-là, ils étaient dissimulées par mes longs cheveux lâchés. Chose rare. Ils voletaient sous la bise glacée du vent nocturne.

Je ne sentais même pas mes perles de diamant glisser contre mes joues. Cette peau si pâle. Je me sentais fantôme dans la nuit. Cadavre doté de vie. Un cadavre qui pleure un mort. Qui ressent la peur. Qui dégouline de colère. Mais qui est tout simplement aveugle. Qui est totalement perdu et ne sait plus quoi faire. Je me laissais tomber dans l'herbe, les jambes pliées. L'air frais qui mordait ma peau semblait me calmer lentement. Je me penchais un peu en avant et je plongeais le bout de mes doigts dans l'eau glacée.

Tu sais pourquoi je ne parle plus ? Pourquoi j'hésite les gens ? ... Parce que j'en ai marre que l'on me mente. Parce que je ne veux plus m'attacher et souffrir de nouveau comme je souffre maintenant. Je tuerais de mes propres mains et laisserais glisser ce sang chaud contre mon coeur, si on touchait à ce qui me restait. Il ne me reste plus que quelques personnes et ma bien aimée solitude. Ma compagne la folie. Ce que je veux... C'est que l'on me fiche la paix.
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Lysiane A. Naevan
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Messages : 43
Date d'inscription : 22/07/2012
Age : 23


MessageSujet: Re: Papillon de nuit {Lys ♥    Lun 30 Juil - 22:52

La nuit était calme. Bien trop calme. L'absence de bruit, l'absence de vie, tout lui semblait étrangement vide ce soir. Tout comme elle. Elle se sentait vide et pourtant toujours incapable de trouver le sommeil. Il fallait qu'elle quitte ce dortoir, qu'elle quitte ce château, vite, avant d'étouffer sous cette pression étrange qu'elle ne s'expliquait pas. Avec une discrétion et une aisance polie par l'habitude, elle dévala silencieusement mais rapidement les escaliers capricieux, traversa les couloirs, puis la porte, jusqu'à enfin retrouver l'air frais et vivifiant du parc. Soulagée d'un poids, elle leva la tête vers le ciel et les yeux clos, s'accorda un instant pour savourer le mélange plein de vie et d'odeurs de la brise nocturne d'une inspiration longue et profonde. C'était une sensation familière mais toujours aussi agréable, une véritable délivrance. Peut-être avait-elle finalement un fond de claustrophobie? Pourtant s'enfermer dans un placard ne lui faisait pas peur, allez savoir. Toujours était-il qu'elle se sentit envahie d'un apaisement étrange. Lily n'aimait pas la nuit. Ici, elle avait apprit à l'appréciait. Ses insomnie lui avait longtemps pourrit la vie, la rendant folle. Il n'y avait rien de plus énervant pour une personne comme elle que d'être forcée de rester enfermée à rien faire quand son cerveau lui refusait le repos et continuait à bouillonner. A présent, c'était le moment ou elle pouvait s'évader, savourer sa solitude et surtout, continuer à pratiquer sa passion de la danse. Pourquoi ne se contentait-elle pas de s'entraîner la journée? C'était une bonne question. Un peu parce que dans son esprit, c'était une activité étrange et incompatible avec le monde sorcier, ce qui était sans doute ridicule mais n'en restait pas moins évidence, ses deux univers ne devaient pas se rencontrer, beaucoup parce c'était l'une des choses les plus personnelles qu'elle avait conservé de son enfance durant toutes ces années et quelque chose qui lui tenait bien trop à coeur. Cela pouvait bien sur sembler stupide, mais la danse, c'était plus que ce que tout le monde croyait. Danser c'était révéler ses faiblesses, ses espoirs, se mettre à nue. Une danse sans coeur ne rimait à rien. Et son coeur elle ne l'ouvrirai plus jamais à quiconque. A l'exception du vent balayant les branches des arbres du parc et de la surface miroitante du lac.

Nostalgique, elle décida cependant cette fois-ci de se promener un moment avant de se relancer dans ses exercice. Ses pas la menèrent tout naturellement jusqu'au bord du lac. C'était un lac immense, la première fois qu'elle l'avait vu, elle n'avait pas pu croire que celui-ci pouvait appartenir à l'école. Et puis peu à peu, elle avait développer une attirance certaine pour ses eaux sombres, mystérieuse. L'eau était un évènement fascinant et source d'une éternelle inspiration, fluide et naturelle, comme elle avait appris à rendre ses pas et ses mouvements, présente pour lui rappeler ce qui la séparait encore de la perfection, lui offrant un objectif à atteindre, un repère. les mouvements discrets qui agitaient sa surface laisser à peine soupçonner tout ce qui pouvait se cacher dans ses profondeur. C'était un endroit dangereux, hypocrite et elle aimait y contempler son reflet. Cela avait tellement plus de valeur que de s'observer dans un miroir. Enfin, elle doutait que fort que personne puisse jamais comprendre de telles pensées. Elle même s'y perdait parfois lors de nuit semblables à celle-ci. Prenant une nouvelle inspiration, elle sourit à l'horizon avant de faire glisser sa veste noire de ses épaules. Elle songea un instant que si un professeur l'avait croisé à cet instant dans une tel tenue, il en aurait été interloqué. Elle trouvait toujours aussi amusant de voir combien certain détails du monde moldu pouvait sembler incohérent et étranger aux sorciers. Enfin, elle avait bien trouvé l'idée de devoir porter une cape à longueur de journée complètement ridicule et inutile la première fois. C'était une question de culture sans doute. Ceci dit, il y avait toujours certains détails sur lesquels elle était certaine de préférer définitivement sa culture d'origine. Les vêtements par exemple. Elle avait toujours été très à l'aise avec son corps et se sentait bien mieux à présent que ses pieds nues caressaient librement l'herbe fraîche.

De gestes lents et appliqués, elle se débarrasser de ses vêtements inutiles, ne gardant que les bandages autour de ses bras et de ses poignets, ainsi que son short noir et son haut épousant ses formes sans couvrir son ventre finement musclé. Une tenue bien peu pudique, mais elle n'en avait cure, elle n'avait jamais eut honte de son corps et jamais eut de quoi en avoir honte et était parfaitement à l'aise. Elle ferma les yeux et l'univers qui l'entourait s'effaça de sa vue pour commencer à vivre contre la peau hâlée découverte de ses jambes, de sa nuque. Elle sourit, se laissant envahir à nouveau par cette sensation transcendante de s'abandonner à son instinct. Elle s'étira lentement, savoura chaque caresse de sa chevelure contre sa peau, chaque tiraillement de ses muscles, douloureux et plaisants à la fois. La danse, c'était une contradiction, une tension et une harmonie, l'abandon et la réserver, fluidité et fermeté. Et elle tournoyait, s'élançait, sous la lumière du clair de lune, légère et assurée bien loin des questions et des doutes, se retrouvant elle même pour un moment, en paix.

Puis soudain, elle cru percevoir une présence. Un simple pressentiment? Une illusion? Sans doute aurait-elle du paniquer et pourtant, elle se sentait parfaitement calme, sereine et au lieu de s'éloigner de celle-ci, elle se laissa guider par son intuition et suivit les traces de pas dans l'herbe fraîche. Pas un instant elle ne se demanda qui cela pouvait être. Elle se contenta d'avancer, jusqu'à apercevoir une silhouette indistincte agenouillée dans la pénombre, sur la rive. Sa gorge se noua. C'était une élève. Elle pleurait. Sans pouvoir se l'expliquer, une tristesse profonde l'envahie. Elle s'avança pas à pas, comme le chasseur approchant sa proie effarouchée....ou plutôt comme une proie curieuse approchant ce qu'elle ignore être un chasseur. Fragile. Sa gorge se noua et lentement, elle ressentit elle aussi une envie de pleurer. Elle ne pleurerai plus jamais. Alors elle fit, ce qu'elle n'aurait jamais cru faire devant une autre personne, sans réfléchir, saisit par un besoin frisant l'obsession de tarir cette peine dans son coeur. Elle ne connaissait qu'une seule manière de sublimer et d'apprivoiser la douleur. Alors, doucement, elle sentit son corps se mettre en mouvement, et tout à coup laisser écouler cette pression insupportable, d'une souplesse, d'un élan, d'un passage au sol, danse de violence et désespoir. De folie. Puis elle s'arrêta essoufflée, bouleversée bien plus qu'elle ne l'aurait cru possible. Elle se sentait comme transporté dans un autre monde. Elle s'aperçut à peine que le sang coulait d'une écorchure sur son bras. La douleur la soulageait. Puis d'une voix plus fébrile, elle laissa échapper quelques mots, une prière. Ridicule. Essentielle.

" Pourquoi pleurer."

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